Un drame familial fait l’objet d’une enquête à Casablanca. Une enfant âgée de trois ans est décédée lundi 19 octobre après avoir chuté du cinquième étage d’un immeuble situé dans le quartier Al Matar, à proximité du pôle financier de la métropole.
Grièvement blessée, la fillette a été prise en charge par les secours puis transportée dans un état critique aux urgences de l’hôpital Hassani. Malgré les soins prodigués, elle n’a pas survécu à ses blessures.
Son père, médecin anesthésiste, a été interpellé dans la foulée. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer les circonstances exactes de la chute et à établir si l’enfant a été volontairement précipitée depuis le balcon de l’appartement.
Un conflit autour de la garde de l’enfant
Les parents de la fillette, tous deux médecins, étaient séparés depuis environ un an et demi. Selon les informations rapportées, la garde de l’enfant avait initialement été confiée à sa mère avant qu’une nouvelle décision de justice ne l’attribue au père.
Un désaccord aurait toutefois persisté entre les deux parents autour de cette question.
Selon Le360, une conversation téléphonique tendue aurait précédé le drame. Au cours de cet échange, le père aurait proféré des menaces concernant leur fille. Le média rapporte qu’il aurait ensuite volontairement précipité l’enfant depuis le logement.
Ces éléments restent toutefois soumis aux conclusions de l’enquête judiciaire. À ce stade, ils doivent être considérés comme des faits rapportés et non comme des responsabilités définitivement établies.
Les voisins donnent l’alerte
Ce sont des riverains qui auraient alerté les secours après avoir découvert la fillette à la suite de sa chute.
Les services de sécurité, les autorités locales et les éléments de la Protection civile se sont rapidement rendus sur place. La mère de l’enfant, prévenue du drame, a également rejoint les lieux.
Pendant que la fillette était évacuée vers l’hôpital, les policiers ont tenté d’entrer en contact avec son père, resté à l’intérieur de l’appartement. Celui-ci ne répondant pas, l’accès au logement aurait été forcé sur instruction du parquet.
L’homme aurait alors été retrouvé dans une chambre avant d’être interpellé et placé à la disposition de l’enquête.
Les investigations doivent désormais permettre de reconstituer avec précision le déroulement des faits, notamment les échanges ayant précédé la chute, les circonstances dans lesquelles l’enfant se trouvait sur le balcon et les éventuels éléments matériels ou témoignages susceptibles d’éclairer les enquêteurs.


